RDC : Tshisekedi veut reprendre le contrôle des réseaux sociaux

La rédaction

mars 4, 2026

Le président congolais Félix Tshisekedi souhaite renforcer l’encadrement des réseaux sociaux en République démocratique du Congo. Face à la multiplication des fausses informations et des contenus jugés injurieux en ligne, le gouvernement veut appliquer plus strictement les règles déjà prévues par la législation numérique du pays.

Lors d’un récent Conseil des ministres, les autorités congolaises ont exprimé leur inquiétude face au rôle croissant des plateformes numériques dans la diffusion de rumeurs, de discours haineux ou de manipulations de l’opinion publique. Selon le compte rendu officiel, ces contenus peuvent alimenter les tensions sociales et fragiliser la cohésion nationale, dans un contexte déjà marqué par l’instabilité sécuritaire, notamment dans l’est du pays.

Pour répondre à cette situation, trois membres du gouvernement ont été chargés de proposer des mesures concrètes. Le ministre d’État en charge de la Justice et celui de l’Économie numérique devront identifier les actions permettant de promouvoir un usage plus responsable et éthique des réseaux sociaux. De son côté, le ministre de la Communication et des Médias devra renforcer les campagnes de sensibilisation afin de rappeler aux utilisateurs les obligations prévues par le Code du numérique.

Ce cadre légal existe déjà en RDC et prévoit des mécanismes de prévention, de régulation et de sanction en cas d’abus liés à l’usage des technologies numériques. L’objectif affiché par les autorités est donc moins de créer de nouvelles lois que de garantir l’application effective des dispositions existantes.

Cependant, cette initiative suscite des inquiétudes chez certains acteurs de l’information et des influenceurs, qui redoutent une restriction de la liberté d’expression sur internet. Le gouvernement assure de son côté que toute mesure envisagée devra rester proportionnée et respecter les libertés fondamentales.

La RDC n’est pas un cas isolé. Plusieurs pays africains réfléchissent aujourd’hui à un encadrement plus strict du numérique. Des décisions similaires ont récemment été observées en Ouganda ou au Gabon, tandis que même en Europe des débats émergent sur la régulation de l’accès aux réseaux sociaux.